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Présentation géo-politique

L’imaginaire néo-zélandais est tissé de mythes maori et d’exploits de pionniers.

Au 19e siècle, les immigrants étaient saisis de vertige devant la beauté sauvage des immenses espaces. Ils ont façonné le paysage pour créer des pâturages. Les éleveurs de moutons de l’arrière-pays sont des personnages emblématiques de l’histoire kiwi. Les Néo-zélandais ont réussi à construire une société économiquement avancée tout en préservant ses différences culturelles et ses paysages naturels.
La fascination que la Nouvelle-Zélande exerce sur le voyageur tient pour une grande part à l’extrême diversité et à la beauté de ses paysages mais aussi à son histoire. Dans leurs romans, Louis Stevenson et Rudyard Kipling ont célébré ce magnifique pays. James A. Michener écrivait dans Retour au paradis « La Nouvelle-Zélande est probablement le plus bel endroit de la Terre ».

Aotearoa est le nom maori de la Nouvelle-Zélande qui signifie : le pays du long nuage blanc.

Superficie = 270 534 km²

Population = un peu plus de 4 millions d’habitants. Les Pakeha (descendants des colons Européens étrangers) représentent 75 % de la population, les Maori 15 %, les autres 10 % sont en majorité des Chinois et des Polynésiens. La Nouvelle-Zélande est une terre d’immigration, mais les Pakeha sont pour 80 % d’entre eux originaires des îles britanniques. Ensuite, la plus forte minorité est d’origine hollandaise. La culture anglaise reste dominante, même si le pays est de plus en plus tourné vers le Pacifique et l’Asie. La religion protestante (anglicane) est la première religion du pays, le catholicisme suivant de près.

Capitale administrative : Wellington = 350 000 d’habitants. Auckland = 1 million d’habitants, ville commerçante cosmopolite, est la plus grande métropole polynésienne du monde.

Situation géographique : Située dans l’hémisphère sud à 1600 km de l’Australie et à 19000 km de la France, la Nouvelle-Zélande comprend deux îles principales séparées par le détroit de Cook : l’île du Nord, très découpée et l’île du Sud, beaucoup plus massive et plus étendue. Toutes deux sont parcourues par une cordillère d’origine volcanique. L’archipel néo-zélandais est entouré par un paysage sous-marin de chaînes montagneuses. Les deux grandes îles ne constituent que la partie émergée de l’ensemble. Maillon actif de la « ceinture de feu » du Pacifique, la Nouvelle-Zélande faisait partie, il y a 500 millions d’années d’un immense continent, le Gondwana, qui comprenait l’Australie, la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Calédonie, l’Antarctique, l’Amérique du Sud, l’Afrique, l’Arabie, Madagascar et l’Inde.

Politique : La Nouvelle-Zélande a progressivement accédé à l’autonomie. Une étape décisive a été franchie avec l’adoption du statut de Westminter en 1947. En 1967, elle a abandonné la livre sterling pour le dollar néo-zélandais (1 dollar N.Z = environ ½ euro). En 1949, la citoyenneté néo-zélandaise est devenue distincte de la citoyenneté britannique. La Nouvelle-Zélande est une démocratie parlementaire indépendante et officiellement une monarchie constitutionnelle. Le chef de l’État néo-zélandais reste la reine Elizabeth II du Royaume-Uni, représentée sur place par un gouverneur général, Anand Satyanand.

Situation historique : La Nouvelle-Zélande fut l’un des derniers territoires de la planète découvert par les hommes. Ces découvreurs intrépides étaient des « Vikings du Soleil levant ». Les Maori seraient des Polynésiens venus d’Asie du Sud-Est.
Ils fondèrent une culture néolithique très sophistiquée. L’art, la religion, la guerre, la chasse, l’amour et la mort sont intégrés dans une vision globale unificatrice régie par des notions de sacré. La peinture corporelle et le tatouage sont des formes d’art élaborées.

Situation politique et culturelle : Situées à l’écart des grandes routes maritimes, les terres du Pacifique Sud demeurèrent le domaine indiscuté des Polynésiens pendant près de 130 ans après la première incursion des Occidentaux au 16e siècle. En 1642, le néerlandais Abel Janszoon Tasman fut le premier Européen à accoster la Nouvelle-Zélande. C’est le britannique James Cook qui fit entrer ce territoire dans l’ère moderne, 130 ans après Tasman. Cette incursion du territoire par les Anglais s’acheva dans la violence. Le choc des cultures entre Maori et colons européens appelés « Pakeha » (étrangers) ne se fit pas sans heurts.
Le traité de Waitangi, qui avait établi les relations avec les Maori en 1840, a été réévalué, notamment grâce à la création en 1975 du tribunal de Waitangi censé redresser une partie des torts subis par les Maori. La fin de l’isolement international, les liens commerciaux distendus avec la Grande-Bretagne, les échanges avec les pays asiatiques ont profondément modifié les mentalités ces dernières années.

Pays jeune et isolé, la Nouvelle-Zélande est longtemps restée influencée par la mère patrie anglaise. Jusqu’en 1950, nombre d’artistes novateurs comme l’écrivain Katherine Mansfield (1888-1923) s’exilèrent, se sentant isolés. Janet Frame (1924-2004) devint célèbre en 1957 avec Owls do cry (Les Hiboux pleurent vraiment, éd. Rivages). Le film de Jane Campion, An Angel at my table (Un Ange à ma table) est une adaptation de son autobiographie. Jane Campion remportera La Palme d’or au Festival de Cannes en 1993, pour La Leçon de piano. Dans la foulée Once Were Warrior de Lee Tamahori (L’Âme des guerriers, adapté du roman de Alan Duff), et Heavenly creatures (Créatures Célestes) de Peter Jackson ont été remarqués aux festivals de Durban, Montréal et Venise en 1994.

Il faut attendre les années 80 pour voir les Néo-Zélandais en quête d’une identité culturelle se tourner vers le Pacifique Sud. Chroniques d’explorateurs et de pionniers, les premiers ouvrages publiés exprimaient la vision de l’Occidental débarqué sur une terre inconnue.

Quelques dates importantes :

- Vers 1350 : Arrivée des premiers immigrants Maori.
- 1642 : Découverte de la Nouvelle-Zélande par le navigateur hollandais Abel Tasman.
- 1769 : L’explorateur anglais James Cook débarque en Nouvelle-Zélande.
- 1840 : Signature du Traité de Waitangi et déclaration de la souveraineté britannique sur les îles.
- 1852 : Le parlement britannique vote une loi constitutionnelle accordant à la colonie de Nouvelle-Zélande le droit à l’autogouvernement.
- 1845-1870 : Guerres intermittentes entre Maori et colons européens.
- 1879 : Introduction du suffrage universel pour les hommes.
- 1893 : La Nouvelle-Zélande est le premier pays du monde à accorder le droit de vote aux femmes.
- 1947 : Les statuts de Westminster accentuent l’autonomie de la Nouvelle-Zélande.
- 12 octobre 1996 : Elections générales. La majorité absolue échappe aux deux grands partis traditionnels (Conservateurs, Travaillistes) et le Parti New Zealand First est en position d’arbitre.
- Novembre 1997 : Jenny Shipley est la première femme Premier ministre.
- 1999 : Helen Clark, membre du Parti travailliste (Labour Party), est élue au poste de Premier ministre.
- 2005 : Helen Clark est réélue pour un 3e mandat.